Magic Springsteen illumine le Centre Bell

Posted in Flash, Montréal on mar 03, 2008

Montréal – 3 mars 2008. Le Centre Bell a été le théâtre d’une union magique entre un artiste et son public pendant plus de deux heures hier soir. Après cinq ans d’absence, Bruce Springsteen était de retour à  Montréal avec son band légendaire formé il y a plus de 30 ans, le E-Street Band. Les retrouvailles ont été fusionnelles et intenses!

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Arrivée à  18h00, oui je sais, ça ne fait pas fan addict, mais pourtant c’est ce que je suis. Une fan, une vraie, qui traverse un océan pour entendre, voir, respirer le même air que celui du Boss. Mais hier, j’ai fait ma moumoune. J’ai regardé sur le site de Météomédia et j’ai vu : -10 avec le vent. OK, on arrive donc moumounement du côté de la Gauchetière près de l’entrée des « fosseux» , notre entrée.

Après une heure passée sous un vent glacial et avec les mains gelées, on arrive dans la fosse clairsemée à  cette heure tout de même tardive. Yes! Il y a de la place tout près de la barrière nous séparant des « vrais» , ceux qui étaient là  à  14h00 pour avoir le bracelet-sesame bleu. Tant pis, on a un orange mais la scène est à  portée de mains.

20h15 – Le noir. Hurlements. Le saxo de Clarence jete ses premières et « Night»  nous explose direct à  la figure suivi de Radio Nowhere, titre phare du bien nommé dernier album du Band « Magic» . S’ensuivent deux heures de pur bonheur. Les guitares volent, deviennent des instruments magiques sous les doigts de Bruce, Steve et Nils, trois guitaristes de génie particulièrement bien inspirés hier soir. Gipsy Biker, Devil’s Arcade, Because The Night ont été le prétexte à  de fabuleux solos d’école.

Bruce, Nils et Clarence - Montréal - 2 mars 2008

Clarence n’était pas en reste non plus. Ses interventions, plus rares qu’auparavant, n’en restent pas moins titanesques, sur LE Jungleland particulièrement. Soozie et son violon était aussi tout en harmonie et retenue. Les autres comparses fusionnaient admirablement le tout et consolidaient un groupe hermétique et incroyablement efficace.

Mais le plus marquant hier soir, c’est Bruce Springsteen. Le Boss. Sa voix, sa présence, son jeu, ses tripes, sa joie, sa fusion, sa générosité sans limite envers son public, son « vrai»  était plus marquant que jamais. Bruce, c’est du brut. Pas de production, jamais. La scène, son band, deux écrans et voilà  le set up. C’est comme ça depuis 30 ans. Bruce Srpingsteen est le seul artiste planétaire à  n’avoir jamais cédé aux chants des sirènes publicitaires. U2, Dylan, Stones, Beatles … tous y sont passés. Pas lui. Son public le sait, il est unique dans cette industrie.

Et quand pendant le rappel, Nils commence les accords d’une chanson, Bruce l’arrête, lui dit deux mots, lance des regards aux autres, on efface tout et on recommence, et pris dans un moment d’émotion rare, commence un Jungleland de légende (je cherche un mot plus fort, junglelandien ?) les 21 716 spectateurs étaient bouche bée mais n’ont pas été surpris. C’est ça Bruce. Par contre, le choc perdure longtemps !

Pour terminer la fête, les trois dernières chansons se sont jouées toutes lumières allumées. Et à  toute vitesse Born to Run, Dancing in the Dark (gros délire collectif!) et le terriblement « j’ai envie de sauter partout»  American Land ont définitivement mis à  terre tout le public du Centre Bell. Fin du show. Les hurlements continuaient et ont résonné dans mes oreilles un très long moment après la sortie de scène de ces terribles E-Streeters.

Bruce et Clarence - Montréal - 2 mars 2008

Le Boss a 60 ans, son band quasiment la même chose. J’assiste à  de nombreux concerts de groupes de jeunes ou moins jeunes, qui durent au grand grand maximum 2 heures. C’est carré, la set list bloquée, le concept scénique tracé à  la craie, les costumes de scènes impersonnels, la musique est souvent très bonne. Certes. Mais tout ça manque d’inspiration, de « communion»  et de spontanéité.

Ca fait vieille qui radote si je me demande ce que les shows rocks vont devenir sans ces « tramps»  de génie ? Ils vont me manquer… Du coup, je me suis laissée convaincre, la bataille n’a pas été trop dure, d’aller voir Le Boss sur ses terres dans le New Jersey. Retour chez lui pour des adieux ? je n’y crois pas une seconde. Bruce et le E-Street Band sont Born to Rock.

Les Stretters d’hier : Roy Bittan “ Claviers, Accordéon. Clarence Clemons “ Saxophone, Percussions. Charles Giordano “ Claviers, Accordéon. Nils Lofgren “ Guitare, Chant. Gary Tallent “ Basse. Soozie Tyrell – Violon. Steven Van Zandt “ Guitare, Chant. Max Weinberg “ Batterie.

3 Responses to “Magic Springsteen illumine le Centre Bell”


  1. Fran dit :

    C’est booooo !!! Mais pourquoi tant de fougue, d’allant, de communion avec leur public s’arrêteraient-ils ? Les adieux sont-ils déjà  annoncés ?
    A lire une telle ferveur j’ai envie d’y croire encore…

  2. Virginie dit :

    Moi aussi !! Mais les années comptent triple à  leur âge ! Une tournée dans 5 ans ? nan. Les shows de tems à  autre au MSG oui mais hors tournée, le Bruce et le E-Street Band , c’est un autre trip! Mais tu as raison, profitons de ce Magic Tour!

  3. jihad dit :

    On est vraiment loin des music rap,techno,et autres .. .bruce et les e street band son vraiment exelents avec leur rock parfois un peu country .Merci a eux et a bruce !!!



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